lundi 5 septembre 2011

Limites techniKs

Je prends énormément de plaisir à photographier les trésors du lagon calédonien. Chaque sortie réserve sa surprise. Surtout, j'arrive à bien exploiter les capacités de mon appareil photo.
L'aisance acquise en apnée m'accorde un temps de réglage et de cadrage, et même la possibilité d'effectuer plusieurs prises d'un sujet au cours d'une même descente.
Tout va bien donc, sauf lorsque je passe les dix mètres, profondeur où l'on perd toutes les couleurs. Seules les photos macros au flash permettent encore quelques résultats. Mais avec un compact au flash intégré, impossible de régler l'intensité.
Je fais aussi maintenant quelques plongées "bouteilles" en niveau 1. Elle se passe entre 15 et 20 mètres et sont donc particulièrement maigres au niveau photographique.
C'était le cas samedi dernier à la passe de Dumbéa. A part le rapproché de la murène nettoyée par une crevette :
ou de la langouste cachée dans son trou :
Peu de sujet pour une première plongée sur la pointe, dans un fort "jus" car le lagon se remplissait. Pas très confortable, une eau bien chargée, le tout par 20 mètres de fond, ça donne cela avec mes moyens techniques actuels :
Une énorme mère Loche dans le courant. Belle rencontre, mais une photo inexploitable. Et encore, j'ai augmenté les contrastes avec Picassa pour pouvoir distinguer le spécimen.
La seconde plongée à une centaines de mètres de la première, sur le site du Mur aux Loches, s'avère plus paisible. Le courant a disparu, nous sommes à l'étal. Mais du coup, point de requins gris dans la passe, alors que c'est un endroit que l'on fréquente spécialement pour apercevoir ces belles bêtes.
En fin de plongée, je me dis que le résultat est plutôt faible, surtout par rapport au nombre de clichés que je peux faire en randonnée palmée.
Mais alors que nous nous apprêtons à la remontée, une ombre se détache du paysage :
Une majestueuse Raie Manta apparaît soudain, et vole vers notre palanquée. Elle nous saluera d'un coup d'aile avant de disparaître dans le grand bleu. MagiK !
J'ai le temps de fixer le souvenir de ce beau moment, mais encore une fois, les photos ne sont pas à la hauteur de mes attentes. Reste le souvenir de cette rencontre.
Mais le temps est donc venu de passer à autre chose en terme de matériel. Cependant de nombreux points restent à éclaircir avant de faire un choix : compact haut de gamme ou reflex, boîtier alu ou plastique, compléter par un flash externe ou pas... Pas facile, surtout qu'en matière de matériel de photographie sous-marine, la note sera inévitablement salée !

Alors en ce moment, je rêve sur les pages de ce site spécialisé dans ce domaine qui m'intéresse au plus haut point.

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